Commerces : les vrais choix de Mme Eme
En 2004, Mme Eme (conseillère générale PS sortante) écrivait dans son programme :
La version 2011 ne parle plus de la notion de commerce de proximité. Il faut dire qu'entre-temps, Mme Eme (tout comme la candidate UMP, Mme Delaborde) a voté le 15 novembre 2011 le projet totalement sur-dimensionné de la CCPM, relatif à la construction d'une supérette de 400m2 à Montbozon.
Cette supérette, financée par de l'argent public, et décidée sans aucune étude de marché sérieuse, peut mettre en péril les commerces existants de Loulans, Montbozon et Dampierre. Une pétition demandant la réalisation d'un commerce d'une taille plus raisonnable (env 200 m2) a réuni plus de 500 signatures.
Comment peut-on annoncer soutenir les petits commerces et l'artisanat et dans le même temps demander des subventions (dont certaines du Conseil Général) pour le compte de grands groupes internationaux comme CODIFRANCE ?
En tant que Conseillère Générale et membre du bureau de la CCPM, Mme Eme a la possibilité de faire évoluer le projet. Elle n'a pas souhaité le faire. Elle n'a même pas rencontré les commerçants concernés (elle qui vante tellement son écoute et son sens de la concertation), jusqu'à ce que la Préfecture ordonne à la CCPM d'organiser une réunion fin février 2011, à laquelle elle participait.
Ma position sur cette question :
En ce qui me concerne, et en tant que conseiller communautaire, je me suis toujours positionné contre ce projet (avec sa taille de 400 m2) qui me parait dangereux pour les commerces existants, mais aussi et surtout pour les finances publiques. Je soutiens totalement les commerçants du canton dans leur action.
Nous pouvons, via la CCPM, aider Montbozon à recréer un commerce. Mais il ne faut pas que cet effort soit démesuré, sachant que la collectivité a déjà énormément investi pour la viabilisation de la zone d'activité.
Le conseiller général doit être le garant que les nouveaux projets ne se fassent pas au détriment de ce qui existe. Il faut être particulièrement vigilant sur les études de marché, comme le serait un investisseur privé.
Par ailleurs, il faut avoir la préoccupation de couvrir au maximum le territoire. Dans ce cadre, et au vue de la superficie du canton, il me paraîtrait intéressant de réfléchir avec les élus et des professionnels sur la notion de commerce ambulant.
Je crois au petit commerce en milieu rural. Avec le vieillissement de la population, et l'augmentation du coût des transports, nous devons rapprocher les commerces des habitants. Ces dernières années, le nombre d'épiceries a augmenté en France. Il ne faut pas se contenter de vouloir faire dans notre canton ce qui a été fait ailleurs il y a 40 ans, et qui souvent a échoué.
Ensemble, réfléchissons aux voies de développement de demain !
Retrouvez le projet Europe Ecologie - Les Verts 70 dans le domaine économique
Demain : accueil des personnes âgées, où l'on parlera un peu de Loulans...